Le Gouvernement doit tirer toutes les conséquences des critiques formulées par le Contrôleur général |
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Communiqué
Paris, le 9 avril 2009
Le Gouvernement doit tirer toutes les
conséquences des critiques formulées
par le Contrôleur général, Jean-Marie Delarue.
Au lendemain de la publication du premier rapport annuel du Contrôleur général des
lieux de privation de liberté, l'Observatoire international des prisons (OIP) attend du
Gouvernement qu’il tire toutes les conséquences des observations et préconisations
qu’il contient, lesquelles corroborent massivement les constats et conclusions des
nombreux rapports parus depuis près d’une décennie.
Dans ce cadre, l’OIP rappelle au Gouvernement l’obligation qui lui incombe d’examiner
les recommandations du mécanisme national de prévention et d’engager un dialogue
avec lui sur les mesures qui pourraient être prises pour les mettre en oeuvre (1).
Cette démarche se doit d’être initiée sans délai, mobiliser l’ensemble des ministères
concernés et aboutir à dessiner les contours d’une véritable réforme en profondeur de la
condition pénitentiaire. Elle implique de la part du gouvernement qu’il renonce à l’actuel
projet de loi pénitentiaire. En effet, ce texte ne s’avère pas seulement dans l’incapacité
d’apporter les réponses adéquates à l’ensemble des injonctions de Jean-Marie Delarue,
il repose également sur une orientation de politique pénitentiaire s’inscrivant en faux sur
nombre d’aspects par rapport à ces dernières.
Enfin, l’OIP exige du ministère de la Justice qu’il condamne sans ambiguïté l’indécente
initiative de la direction de l'administration pénitentiaire de procéder à un fichage des
personnes détenues s’adressant aux services du Contrôleur général et prenne toutes
dispositions utiles en conséquence.
(1) article 22 du protocole facultatif, ratifié par la France, se rapportant à la Convention de l’ONU
contre la torture et autres peines et traitements inhumains ou dégradants.
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