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Paris, le 22 octobre 2007
Surpopulation à la maison d'arrêt de
Villepinte (93): l'administration pénitentiaire n'est plus en
mesure d'accorder aux détenus les visites auxquelles ils ont
droit
La section française de l'OIP informe des faits suivants :
Avec
un taux de surpopulation de plus de 150% au mois d'octobre 2007, la
maison d'arrêt de Villepinte n'est plus en mesure d'assurer le
nombre minimum de visites des détenus par leurs familles
prévues par le Code de procédure pénale, à
savoir au moins une fois par semaine pour les condamnés et au
moins trois fois par semaine pour les prévenus.
Au-delà du maintien des relations de la personne détenue
avec ses proches à l'extérieur, la visite au parloir
est également l'occasion pour les familles d'amener du linge
propre à leur proche incarcéré, et de reprendre
le linge à laver.
A ce jour, les personnes cherchant à réserver un
parloir dans cet établissement ne peuvent obtenir de
rendez-vous avant - au mieux - le 6 novembre. A la maison d'arrêt,
la borne informatique de réservation est régulièrement
saturée et ne permet dans ce cas aucune prise de rendez-vous.
La ligne téléphonique de réservation sonne
régulièrement dans le vide ou occupé.
Interrogée par l'OIP le 22 octobre 2007, l'administration
pénitentiaire confirme une situation qui dure depuis plusieurs
semaines, privant ainsi les personnes détenues des visites de
leurs proches.
Au 1er janvier 2007, la maison d'arrêt de Villepinte
comptait 788 détenus pour 588 places. Elle en comptait 881 au
1er septembre.
L'OIP rappelle:
- l'article D.402 du Code de procédure
pénale: « En vue de faciliter le reclassement
familial des détenus à leur libération, il doit
être particulièrement veillé au maintien et à
l'amélioration de leurs relations avec leurs proches (...) ».
- l'article D.410 du même code:
« Les prévenus doivent pouvoir être
visités au moins trois fois par semaine, et les condamnés
au moins une fois par semaine ».
- la règle pénitentiaire
européenne 24.1: « Les détenus doivent
être autorisés à communiquer aussi fréquemment
que possible - par lettre, par téléphone ou par
d'autres moyens de communication - avec leur famille, des tiers et
des représentants d'organismes extérieurs, ainsi qu'à
recevoir des visites desdites personnes ».
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