contrôleur des lieux privatifs de liberté : des moyens humains et financiers indécents
Paris, le 31 juillet 2007
Contrôleur des lieux privatifs de liberté : des moyens humains et financiers indécents
La
section française de l'OIP apprend avec consternation les moyens humains et financiers que
le gouvernement entend allouer au futur contrôleur général
des lieux privatifs de liberté. En faisant état ce
matin, lors de la discussion au Sénat sur son projet de loi,
d'un budget annuel de 2,5 M€ et d'un effectif total de 18 emplois
-, la garde des Sceaux achève de disqualifier le dispositif
proposé par le gouvernement, et considéré par
l'OIP comme doté de pouvoirs trop restreints pour garantir une
prévention effective et efficace des traitement inhumains et
dégradants dans l'ensemble des 6 000 lieux privatifs de
liberté. Rappelant que pour mener à bien son action sur
les seuls établissements pénitentiaires, l'inspectrice
en chef en Angleterre dispose d'un effectif de 41 contrôleurs,
l'OIP demande à l'ensemble des sénateurs d'interpeller
Mme Dati de sorte à obtenir, d'ici la fin de l'examen en
première lecture du projet de loi devant la Haute assemblée,
son engagement solennel sur une dotation budgétaire à
la hauteur des enjeux en présence.