est une atteinte à la dignité de la personne,
l'OIP-SF agit pour la défense des droits fondamentaux
et des libertés individuelles des personnes détenues."
L'Observatoire international des prisons (OIP) est né en 1990 à Lyon (France) avec pour but de promouvoir, partout dans le monde, le respect des personnes incarcérées au regard des instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme. Il a obtenu un statut consultatif à l'ONU en 1995. L'OIP s'est organisé progressivement en délégations régionales et sections nationales.
Juridiquement créée en janvier 1996, la section française est une
association régie par la loi du 1er juillet 1901, à but non lucratif et
indépendante des pouvoirs publics. Concrètement, l'OIP dresse et fait
connaître l'état des conditions de détention des personnes incarcérées,
alerte l'opinion, les pouvoirs publics, les organismes et les
organisations concernées sur l'ensemble des manquements observés ;
informe les personnes détenues de leurs droits et soutient leurs
démarches pour les faire valoir ; favorise l'adoption de lois,
règlements et autres mesures propres à garantir la défense de la
personne et le respect des droits des détenus ; favorise la diminution
du nombre de personnes détenues, la limitation du recours à
l'incarcération, la réduction de l'échelle des peines, le développement
d'alternatives aux poursuites pénales et de substituts aux sanctions
privatives de liberté.
L’efficacité de l’OIP repose sur la médiatisation systématique des
dysfonctionnements du « service public pénitentiaire » et
l’interpellation permanente des autorités concernées sur les
manquements au droit. En donnant la plus large publicité à tout ce qui
porte atteinte à la dignité inhérente à la personne humaine, l’OIP
concourt à rompre le silence qui entoure le monde carcéral. En
demandant l’application du droit commun en prison, l’OIP contribue à
combattre l’arbitraire qui caractérise le fonctionnement de toute
institution pénitentiaire.
L'OIP agit hors de toute considération politique et quel que soit le
motif de l'incarcération. Il s'appuie sur les textes nationaux et
internationaux relatifs aux droits de l'homme qui prévoient que chacun
a droit, en tout lieu, à la reconnaissance de sa personnalité juridique
et que nul ne peut être soumis à des peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants. Organisation indépendante des pouvoirs
publics, l'OIP ne sollicite aucun mandat ou subvention du ministère de
la Justice, s'interdit de prendre part à l'action d'aucun gouvernement,
de soutenir aucun parti politique ou de prendre position à l'occasion
de toute consultation électorale.