communiqué du groupe local OIP de Fleury Mérogis
5 novembre 2003

Températures hivernales à la maison d’arrêt
des femmes de Fleury-Mérogis

A la fin du mois d’octobre 2003, les températures relevées dans les locaux de détention ainsi que dans certaines salles de consultations médicales (en gynécologie par exemple) à la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis ne dépassaient pas quinze degrés alors que les fenêtres étaient fermées et le chauffage allumé.
Dans le gymnase où des fenêtres ont été bloquées en position ouverte cet été lors de la canicule, la température est de cinq degrés le matin.

Depuis quelques temps, les personnels de surveillance, obligés de se couvrir chaudement pour travailler, s’en étaient plaints – sans succès – auprès de la direction de la maison d’arrêt.

Ne supportant plus le froid qui régnait dans les cellules et les locaux de la détention, les femmes détenues ont collectivement refusé de réintégrer les cellules à l’issue de la promenade de l’après-midi du samedi 25 octobre 2003. Elles ont obtenu gain de cause : l’administration pénitentiaire a augmenté le chauffage le jour même vers 17 heures.

L'OIP rappelle l’article D.350 du code de procédure pénale qui prévoit que
« Les locaux de détention et, en particulier, ceux qui sont destinés au logement, doivent répondre aux exigences de l’hygiène, compte tenu du climat, notamment en ce qui concerne le cubage d’air, l’éclairage, le chauffage et l’aération. »