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Températures
hivernales à la maison d’arrêt
des femmes de Fleury-Mérogis
A la fin du mois d’octobre
2003, les températures relevées dans les locaux de détention
ainsi que dans certaines salles de consultations médicales (en
gynécologie par exemple) à la maison d’arrêt
des femmes de Fleury-Mérogis ne dépassaient pas quinze degrés
alors que les fenêtres étaient fermées et le chauffage
allumé.
Dans le gymnase où des fenêtres ont été bloquées
en position ouverte cet été lors de la canicule, la température
est de cinq degrés le matin.
Depuis quelques temps, les personnels de surveillance, obligés
de se couvrir chaudement pour travailler, s’en étaient plaints
– sans succès – auprès de la direction de la
maison d’arrêt.
Ne supportant plus le froid qui régnait dans les cellules et les
locaux de la détention, les femmes détenues ont collectivement
refusé de réintégrer les cellules à l’issue
de la promenade de l’après-midi du samedi 25 octobre 2003.
Elles ont obtenu gain de cause : l’administration pénitentiaire
a augmenté le chauffage le jour même vers 17 heures.
L'OIP
rappelle l’article D.350 du code de procédure
pénale qui prévoit que
« Les
locaux de détention et, en particulier, ceux qui sont destinés
au logement, doivent répondre aux exigences de l’hygiène,
compte tenu du climat, notamment en ce qui concerne le cubage d’air,
l’éclairage, le chauffage et l’aération. »
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