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"le corps incarcéré"

Ils sont quatre: Hélène, Hafed, Djamel, Hugo. Quatre à être passés par la case prison. Ils racontent la lente et inexorable dégradation de leur corps pendant leur détention. De l'obligation de se soumettre aux fouilles à la solitude du mitard, de la sexualité bafouée à la pratique compulsive du sport, on comprend à travers les témoignages de ces "emmurés vivants" l'altération de l'intégrité physique, morale et psychique que la détention entraine chez les personnes détenues.

Découvrez un extrait du témoignage de Djemel et consultez l'intégralité du web docu sur le Monde.fr

Enquête : Soren Seelow; reportages photo : Léo Ridet; réalisation : Bernard Monasterolo et Karim ElHadj; développement : Eric Dedier; photos d'archives : picture tank, AFP et Reuters

Pour en savoir plus découvrez la rubrique "la prison en sons et en images"

 

 

Colloque organisé par l'OIP le 5 juin 2009

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En invitant plusieurs experts à nous faire part de leurs analyses sur la question du droit de punir, l'Observatoire international des prisons entend contribuer à une réflexion conjuguant deux axes indissociables : une prison sans peine, des peines sans prison.

Martine Herzog-Evans, spécialiste en droit de l'exécution des peines, Université de Reims; Dan Kaminski, juriste et criminologue, École de criminologie de Louvain (Bruxelles) ; Markus Jaeger, directeur de la coopération avec les structures nationales de droits de l'Homme, Direction générale « droits de l'Homme et affaires juridiques » du Conseil de l'Europe ; Gaëtan Cliquennois, Doctorant en sociologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS); Jean-Claude Bouvier, magistrat, juge de l’application des peines au TGI de Créteil.

Depuis dix ans, la crise du système pénitentiaire français s'amplifie sans qu'aucune des évolutions engagées et réformes envisagées n'affirme la rupture nécessaire avec une doctrine de la peine et une pratique carcérale incapables d'appréhender l'emprisonnement comme une sanction de dernier recours et de garantir le respect de la dignité de la personne privée de liberté. Loin de restaurer l'Etat de droit et les droits de l'homme en prison, l'actuel projet de loi pénitentiaire consacre la dérive de l'institution dans un processus de soumission disciplinaire qui ouvre paradoxalement la perspective d'une nouvelle dégradation substantielle des conditions de vie et de travail derrière les murs. Dans ce contexte, il importe d'interroger à la lumière des préconisations du Conseil de l'Europe tant l'objet que les orientations de la politique pénale et pénitentiaire de notre pays.

 
Une prison sans peine, des peines sans prison
Colloque organisé par l'Observatoire international des prisons
Le vendredi 5 juin 2009, de 13 à 17 heures
Salle Jean Dame, 17 Rue Léopold Bellan, 75002 Paris. 

Merci de confirmer impérativement  votre présence en complétant le bulletin ci-joint puis en l'adressant par mail à Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , par fax au 01 44 52 88 09 ou par courrier au 7bis rue Riquet, 75019 Paris.

 

 

Le Gouvernement doit tirer toutes les conséquences des critiques formulées par le Contrôleur général

Communiqué

Paris, le 9 avril 2009

Le Gouvernement doit tirer toutes les conséquences des critiques formulées par le Contrôleur général, Jean-Marie Delarue.

Au lendemain de la publication du premier rapport annuel du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, l'Observatoire international des prisons (OIP) attend du Gouvernement qu’il tire toutes les conséquences des observations et préconisations qu’il contient, lesquelles corroborent massivement les constats et conclusions des nombreux rapports parus depuis près d’une décennie.

Dans ce cadre, l’OIP rappelle au Gouvernement l’obligation qui lui incombe d’examiner les recommandations du mécanisme national de prévention et d’engager un dialogue avec lui sur les mesures qui pourraient être prises pour les mettre en oeuvre (1).

Cette démarche se doit d’être initiée sans délai, mobiliser l’ensemble des ministères concernés et aboutir à dessiner les contours d’une véritable réforme en profondeur de la condition pénitentiaire. Elle implique de la part du gouvernement qu’il renonce à l’actuel projet de loi pénitentiaire. En effet, ce texte ne s’avère pas seulement dans l’incapacité d’apporter les réponses adéquates à l’ensemble des injonctions de Jean-Marie Delarue, il repose également sur une orientation de politique pénitentiaire s’inscrivant en faux sur nombre d’aspects par rapport à ces dernières.

Enfin, l’OIP exige du ministère de la Justice qu’il condamne sans ambiguïté l’indécente initiative de la direction de l'administration pénitentiaire de procéder à un fichage des personnes détenues s’adressant aux services du Contrôleur général et prenne toutes dispositions utiles en conséquence. 


(1) article 22 du protocole facultatif, ratifié par la France, se rapportant à la Convention de l’ONU contre la torture et autres peines et traitements inhumains ou dégradants.
 

Le législateur face à la loi pénitentiaire

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Adopté début mars au Sénat, le projet de loi pénitentiaire devrait achever son parcours parlementaire en mai à l’Assemblée nationale. Sans engager la révolution culturelle et juridique qui aurait permis d’espérer une évolution en profondeur de la condition pénitentiaire. Ainsi, près de dix ans après ses commissions d’enquête, le Parlement se déjuge en refusant de transformer l’institution carcérale en un service public régi par l’État de droit et satisfaisant à l’exigence d’une approche de la personne détenue reconnue comme sujet de droit. Pire, le législateur se dérobe face à sa responsabilité en entérinant une réforme conçue par et pour l'administration pénitentiaire, qui consacre une différenciation des régimes de détention et des droits des détenus dont l’effet principal est d’élargir son pouvoir discrétionnaire. Ce faisant, il sonne le glas de l’émergence d’une prison républicaine.

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Espace loi pénitentiaire

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A l'occasion du débat parlementaire, l'Observatoire international des prisons (OIP) a ouvert un espace dédié à ce qui devait constituer « le grand rendez-vous de la France avec ses prisons », aux dires de la garde des Sceaux. Outre l’ensemble des ressources documentaires utiles ainsi qu’une revue de presse, on y trouvera en exclusivité les analyses de l'OIP et les articles du prochain numéro de la revue Dedans-Dehors consacrés au projet de loi pénitentiaire.


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Le cadeau de Plantu à l'OIP...

19 12 08 prisons-ddlhDessin paru dans le Monde daté du 19 décembre 2008.

Les personnes détenues comptent sur nous.

On compte sur vous! 

Avec l’art qu’on lui connaît, Plantu ne manque pas l’occasion d’éclairer une zone d’ombre de la commémoration, à Paris, du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Pour rappeler, à nos côtés, le principe, ignoré par les autorités politiques de notre pays, selon lequel hors la privation de liberté d’aller et venir qui caractérise la peine d’emprisonnement, rien ne justifie qu’un individu soit privé de tout ou partie de sa dignité d’être humain.

Dans ce contexte, il est d’autant plus remarquable de constater la prise de position récente du Conseil d’Etat. « Un détenu doit conserver l’ensemble des droits qui sont attachés à sa personne, à l’exception de celui d’aller et venir » vient d’estimer la plus haute juridiction administrative, en ajoutant « Il serait bon que la loi régisse d’avantage ce qui se passe en prison ». Cette révolution culturelle est le résultat tangible d’une action au long cours de l'OIP qui n’a de cesse depuis dix ans d'interpeller le juge administratif.

L’initiative spectaculaire de personnes détenues qui ont filmé leur vie quotidienne au sein de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis vient rappeler, à propos, l’impérieuse nécessité d’un tel renversement de perspective, seul à même de présider à une réforme en profondeur de la condition pénitentiaire.

« La prison doit changer, la prison va changer ! ». C'est ce que déclarait le président Sarkozy, alors candidat. L'OIP agit chaque jour pour que cette parole se transforme en actes, et y veillera tout particulièrement à l'occasion des débats sur le projet de loi pénitentiaire en 2009.

Ne pas démordre du combat par l’évolution du droit, inviter inlassablement nos contemporains à ne pas détourner le regard de la réalité sordide de nos prisons, telle est la ligne de conduite de notre association. Ses activités permanentes, notamment parce qu’elles sont sans nul autre pareil, ont besoin de votre soutien financier. Votre don n’est pas seulement une forme d’encouragement à continuer et amplifier notre action : il renforce notre indépendance.

Merci à vous !

Patrick Marest
Délégué de l'OIP

 

 
 
Communiqué 28/06/09

Paris, le 28 juin 2009

Maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (91): La toxicité des pastilles chauffantes vendues par l'administration pénitentiaire de nouveau mise en cause 

La section française de l'OIP informe des faits suivants:

Incarcéré à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis depuis le 13 décembre 2007, M. Nasser MOSTEFA a développé courant 2008 une pathologie broncho-pulmonaire pour laquelle il est suivi et traité médicalement. Il soupçonne les pastilles chauffantes, unique moyen de cuisson vendu par l'administration pénitentiaire, d'être à l'origine de sa pathologie.

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Communiqué 10/06/09

Paris, le 10 juin 2009

Maison d'arrêt de Pau (Pyrénées Atlantiques): Incarcéré à 500km de sa famille qu'il n'a pas vu depuis plus d'un an, un détenu devra attendre encore un an pour s'en rapprocher

La section française de l'OIP informe des faits suivants:

Sans visite de sa femme et de ses trois enfants depuis plus de quinze mois en raison des 500 kilomètres qui les séparent, M. B.C, incarcéré à la maison d'arrêt de Pau(Pyrénées Atlantiques), devra attendre un an de plus son transfert pour rapprochement familial vers la région nantaise (Loire Atlantique) où vit sa famille.

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Communiqué 13/05/09

Paris, le 13 mai 2009

Cour d'appel d'Aix-en-Provence (13) : examen demain de la demande de libération d'un schizophrène soumis à une détention inhumaine 

La section française de l'OIP informe des faits suivants: 

 La Chambre de l'instruction de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence se prononcera demain sur la demande de mise en liberté présentée pour le compte d'un détenu schizophrène du centre pénitentiaire des Baumettes, qui fait des allers-retours incessants entre la prison et l'hôpital psychiatrique du fait de l'incompatibilité de son état de santé avec la détention.

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Communiqué 28/04/09

Lyon, le 28 avril 2009

Maison d'arrêt de la Talaudière (Loire) : inapte au mitard, un détenu subit une sanction occulte pendant 7 mois  

La section française de l’OIP informe des faits suivants :

Un détenu dont l'état de santé psychique avait été jugé incompatible avec un placement en cellule de punition a été contraint, pendant sept mois, d'effectuer ses promenades seul au quartier disciplinaire. Ce n'est que le jour de l'introduction de son recours devant le tribunal administratif que la direction interrégionale pénitentiaire de Lyon a annulé la mesure pour illégalité.

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Communiqué 22/04/09

Lille, le 23 avril 2009

Centre de détention de Bapaume (Pas-de-Calais) : faute d'escorte, un détenu est empêché d'assister aux obsèques de son père

La section française de l’OIP informe des faits suivants :

Bien qu'ayant obtenu du Juge de l'application des peines (JAP) une autorisation de sortie sous escorte pour se rendre aux obsèques de son père, un condamné du centre de détention de Bapaume a été empêché d'y assister, la gendarmerie ayant estimé ne pas pouvoir assurer sa garde lors des funérailles. L'intéressé a découvert l'annulation de la mesure moins d'une heure avant la cérémonie.

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