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Dedans
dehors, n°50, juillet- Août 2005, p.9.
les clichés d'un procureur peuvent coûter cher
Cela se
passe le 4 juillet 2005 en Loire-Atlantique. Une audience de comparutions
immédiates comme tant d’autres, dans une salle du tribunal de Nantes. Le
procureur est jeune, et sans doute pétri de certitudes. Dans une affaire de
conduite en état d’ivresse et sans permis, il se montre intransigeant, et
requiert un an de prison ferme contre l’accusé, un homme de 27 ans. Il
reconnaît pourtant que « les efforts
sont là », « mais
l’immaturité aussi ». Pour cette raison, « un aménagement de peine lui
sera plus profitable qu'un sursis avec mise à l'épreuve... » Quatre jours
auparavant, le jeune homme avait cru bon fêter avec un copain son
accident du travail, une fracture du bras. Malgré son plâtre, les sept pastis
avalés et le retrait de permis dont il faisait l’objet, il avait ensuite pris
le volant pour rentrer chez lui. Le voyant grillé un feu rouge, des policiers
l’avaient alors interpellé. Il a finalement écopé de huit mois de prison ferme.
Lors de cette même audience, il a également appris, quelques instants seulement
avant le réquisitoire du procureur, que sa demande d'aménagement dans une autre
affaire venait d’être refusée par le juge de l’application des peines chargé de
son dossier.
(Ouest-France)
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