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Dedans dehors, n°62, juillet-août 2007,
p.11.
3 mois de prison pour avoir inventé un accident
On ne peut pas impunément faire perdre leur temps aux services de secours et ses deniers à l’État. Un jeune homme de 20 ans l’a appris à ses dépens. Pour avoir faussement prétendu être victime d'un grave accident de la route et mobilisé pour sa recherche d'importants moyens, il a été poursuivi dans le cadre d’une comparution immédiate, puis condamné à douze mois de prison dont trois mois ferme, le 22 mai 2007, par le tribunal correctionnel de Saint-Omer (Pas-de-Calais).
Dix jours auparavant, vers 7h00 du matin, après avoir consommé
d’importantes quantités d’alcool et de drogue, il avait appelé son
beau-père, lui affirmant qu’il avait eu un accident de la route avec
trois autres personnes au retour d’une discothèque en Belgique, mais
qu’il ne savait pas où il se trouvait. Pendant les huit heures
suivantes, cinquante gendarmes et trois hélicoptères l’avaient alors
recherché, jusqu’à son interpellation tandis qu’il marchait sur une
route après avoir caché sa voiture. Ni ses regrets pour ce geste «
idiot », ni ses excuses présentées aux secours et aux gendarmes, ni sa
situation sociale – le jeune homme est sans emploi – ni même son casier
vierge n’ont incité les magistrats à la clémence. En sus de sa peine
d’emprisonnement, il a également été condamné à indemniser l’État pour
les coûts engagés pour sa recherche, soit environ 62.000 euros, ainsi
qu’à diverses mesures (se soumettre à une obligation de soins,
rechercher un travail ou suivre une formation, effectuer un stage de
citoyenneté). Aucun mandat de dépôt n’ayant cependant été prononcé, le
jeune homme a pu, après dix jours d’incarcération, sortir libre du
tribunal, dans l’attente de sa convocation devant un juge de
l’application des peines.
(AFP)
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