Mobilisation contre l'instauration d'une "rétention de sûreté" |
|
|
|
|
Après l'Assemblée nationale, le Sénat
s'apprête à voter un projet de loi qui prévoit l'enfermement des auteurs de crimes graves à
leur sortie de prison pour des durées d'un an indéfiniment renouvelables, non pas
en vertu d’un jugement sanctionnant une nouvelle infraction, mais parce
qu’ils auront été considérés dangereux.
Depuis plusieurs semaines, l'OIP prend, ou participe à, plusieurs initiatives afin de s'opposer à cette logique d'élimination et ce renoncement aux valeurs qui fondent notre tradition humaniste. Et notamment :
- l'appel interassociatif aux parlementaires
- l'appel de l'OIP aux plus hautes
autorités morales, scientifiques, juridiques, religieuses et politiques, paru dans Libération du 25 janvier
- la saisine du Comité national d'éthique sur le projet de loi et celle spécifique sur la remise en cause du secret médical
De nombreux associations, syndicats, juristes, psychiatres et défenseurs des droits de l’homme ont exprimé
leurs inquiétudes, rejoints par les aumôneries des prisons. Voici quelques unes de ces prises de position :
- l'Association française de criminologie
- les aumôneries des prisons
- Robert Badinter
- la Commission nationale consultative des droits de l'homme
(CNCDH)
- le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe
- le Conseil national des Barreaux
- Human rights watch
- le Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH)
- les syndicats et associations de médecins intervenant en prison
- le Syndicat de la magistrature
- le Genepi
|