| Dossier : L'Europe en éclaireur (n°54) |
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politiques pénale et pénitentiaire {tab=suite 1}
l’extension des droits {tab=suite 2}
recréer "un milieu conforme à une existence réellement humaine" {tab=suite 3}
l’extension des risques Jean Bérard {tab=notes}
(1) Instance non judiciaire créée en 1999 pour "promouvoir l'éducation et la sensibilisation aux droits de l'homme (…), ainsi que leur respect". {tab=interviews}
les droits des détenus dans les Règles pénitentiaires Alain Cugno est professeur de philosophie et vice-président de la Fédération des associations réflexion action prison et justice (FARAPEJ). En décembre 2004, il a commenté une version provisoire des nouvelles Règles pénitentiaires européennes (1). Il revient aujourd’hui sur les avancées des Règles, définitivement adoptées le 11 janvier 2006, en montrant comment les principes qu’elles énoncent pourraient ouvrir la voie à des politiques pénitentiaires et pénales radicalement nouvelles. (1) Texte disponible sur le site www.collectif2001.org.
Françoise Tulkens, professeur à l’Université de Louvain, est juge à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) (1). Elle explique ici les modalités de fonctionnement de la Cour et l’évolution de sa jurisprudence en matière de protection des droits des personnes détenues. (1) Elle est notamment l’auteur d’une étude intitulée Droits de l’homme et prison. Les développements récents de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (1998-2006), inédit (106 p.)
Le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) est le fruit d’un compromis entre l’exigence d’un contrôle supranational et le respect de la souveraineté des Etats. Il n’en a pas moins su imposer sa présence et son expertise depuis ses premiers travaux en 1989, précise Jean-Manuel Larralde, directeur adjoint du Centre de recherches sur les Droits fondamentaux à Caen (1). Et devenir un dispositif qui, malgré les limites qui lui sont imposées, participe activement à la protection des personnes privées de liberté. (1) Il est également l’auteur d’une thèse intitulée Les droits des personnes incarcérées : éléments de droit européen comparé, 1994, 413 p
"J’ai été choqué." L’expression est récurrente dans le rapport du Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe (1), et, tout particulièrement, dans la partie qu’il consacre aux prisons. "Injuste" et "érroné" s’est défendu le ministère de la Justice pour qui le travail d’Alvaro Gil-Roblès pêche, manifestement, par excès de sensiblerie. Un état des lieux intransigeant que les syndicats de personnels pénitentiaires ont pourtant corroboré à l’unisson.
(1) Consultable sur le site www.coe.int
"L’harmonisation européenne conduit-elle à renforcer les garanties de l’Etat de droit ou à préparer la voie d’une harmonisation mondiale de typesécuritaire?" s’interrogeait en 2003 Mireille Delmas-Marty, professeur de droit au Collège de France(1). Au vu des axes choisis par les Etats de l’Union – Europol, mandat d’arrêt européen, lutte contre le terrorisme… – et de l’absence d’initiatives en faveur de la protection des droits fondamentaux, la réponse ne fait malheureusement guère de doute. (1) « Harmonisation des sanctions et valeurs communes : la recherche d’indicateurs de gravité et d’efficacité », Synthèse de l’étude L’harmonisation des sanctions pénales en Europe , UMR Droit comparé, Université Paris I Sorbonne, avril 2003, disponible sur www.gip-recherche-justice.fr/ {/tabs} pour commander le numéro, cliquez ici
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