couvdd70-71édito
le recul de l'histoire


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La disparition de la CNDS est une sorte d'hommage
La pénitentiaire hors contrôle ?
Le contrôle en mode majeur


De facto
Suicides : une étude partielle et partiale de l'INED
Suicide d'un « irrécupérable »
Arles : « supermax » à la Française ?
Castration, récidive : « Allons jusqu'au bout de notre logique »
Un détenu « libéré » du quartier disciplinaire


Dossier
Loi pénitentiaire : du pareil au pire
La loi pénitentiaire est une loi inapplicable en l'état
La sécurité pénitentiaire est l'ennemie de la sécurité publique
Loi pénitentiaire : ce que dit le texte
Nous ne pouvons nous résoudre aux commentaires inspirés de la vulgate foucaldienne
L'OIP s'attaque aux logiciels de suivi comportemental de l'AP
En prison, une porte ouverte ou fermée, ça change tout
Pas de confiance sans confidentialité


International
« C'est tout simplement une décharge humaine »


En droit
« Faisons un peu confiance à l'administration pénitentiaire ! »
DPS : une décision particulièrement salutaire
Une partie des détenus va pouvoir acheter sa télé... et devoir payer la redevance
Une condamnation de l'Etat qui pourrait faire tâche d'huile


Lettres ouvertes
Ce numéro double contient également, encarté au centre du magazine, un dossier en couleur, intitulé « Prisons d'autres temps et d'autres moeurs ? », de 24 pages, numéroté en chiffres romains de I à XXIV, réalisé en partenariat avec le musée Carnavalet à l'occasion de l'exposition L'impossible photographie : prisons parisiennes (1851-2010)

                											

Loi pénitentiaire : du pareil au pire

Une illusion tenace s'est peu à peu évanouie. Celle d'un projet de loi pénitentiaire emportant l'adhésion de tous les acteurs du monde de la prison et reflétant un large consensus politique. Reste la réalité crue. Un texte qui oscille entre la consécration du « pareil » et l'avènement du « pire ». Inadmissible et effrayant. Une réforme dont il peut être certain qu'elle sera à l'origine d'une substantielle et tragique dégradation de la condition carcérale. Tant ses tenants sont aux antipodes des constats du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, tant ses aboutissants vont à rebours des préconisations du Conseil de l'Europe. Un comble, quand la voie était tracée de longue date, la feuille de route inlassablement rappelée. L'administration pénitentiaire, par delà le ministère de la Justice et le gouvernement, est parvenue à ses fins. C'est peu dire qu'elle ne souhaitait pas que son territoire soit rendu à l'espace de la loi commune. Et que ses us et coutumes laissent place aux impératifs de l'État de droit et aux exigences des droits de l'homme. Placé sous l'empire d'une politique pénale qui ne cesse de renforcer le béton dont elle s'est armée et sous l'emprise d'une politique pénitentiaire qui déploie sa chape de plomb, l'avenir des geôles françaises est pour le moins inquiétant.


Patrick Marest



La loi pénitentiaire est une loi inapplicable en l'état

Pour appuyer la « saisine blanche » du Conseil constitutionnel initiée le 20 octobre par le groupe socialiste de l'Assemblée nationale à l'encontre de la loi pénitentiaire, une dizaine d'organisations, réunies autour de l'Observatoire international des prisons (*), a déposé un mémoire. Son auteur, le constitutionnaliste Dominique Rousseau, nous explique cette démarche et réagit à la validation par le Conseil d'une loi écrite par et pour l'administration pénitentiaire. [lire la suite]


La sécurité pénitentiaire est l'ennemie de la sécurité publique
Spécialiste du droit de l'exécution des peines, Martine Herzog-Evans livre une analyse détaillée de la loi pénitentiaire. Un décryptage qui met en lumière les tenants et les aboutissants d'une réforme imposée par l'administration, soulignant la logique purement sécuritaire dont elle s'inspire comme son éternelle obsession de la gestion du comportement des détenus. [
lire la suite]

 

«En prison, une porte ouverte ou fermée, ça change tout »
Ayant passé quatre mois au sein du premier centre de détention hexagonal à avoir expérimenté la différenciation des régimes de détention, le sociologue Gaëtan Cliquenois décrypte cet outil de gestion de la détention et analyse comment il s'intègre dans la culture « managériale » de l'administration pénitentiaire.


« Pas de confiance sans confidentialité »
Si Catherine Paulet, présidente de l'association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire, porte un regard plutôt bienveillant sur le volet sanitaire de la loi pénitentiaire, elle n'en rappelle pas moins quelques évidences sur la place et le rôle des personnels médicaux en milieu carcéral. Entretien.


Prisons italiennes « C'est tout simplement une décharge humaine »
Marquée fin novembre 2009 par des mouvements de détenus protestant contre la surpopulation, l'Italie a connu à la mi-août, peu après avoir été condamnée par l'Europe pour l'indignité de ses conditions de détention, la plus grande visite de prisons par des parlementaires de son histoire. Entretien avec l'initiatrice de la démarche, la députée du parti radical, Rita Bernardini.


« Faisons un peu confiance à l'administration pénitentiaire ! »*
Plusieurs anciens chefs d'établissement sont actuellement mis en examen. Les qualifications à l'origine des poursuites sont à la hauteur des faits survenus lorsqu'ils étaient en fonction, à Nancy et Moulins : « homicide involontaire » et « complicité de violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique ». Ils sont actuellement affectés sur des postes à haute responsabilité au sein de la direction de l'administration pénitentiaire.


* Selon la formule employée tant par le député Jean-Paul Garraud que par son collègue du Sénat Jean-René Lecerf, tous deux rapporteurs de la loi pénitentiaire.


                											





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Publié dans Dedans Dehors
mercredi, 10 février 2010 11:58

Suicide/prison : "retour 5 ans en arrière"

leFigaro.fr , 18 janvier 2010

"Avec un chiffre total de 122 suicides de personnes sous écrou en2009 contre 115 en 2008, "on est revenu aux chiffres de 2004-2005", a estimé Stéphanie Djian, déléguée nationale adjointe.

"Il est indécent qu'on puisse faire un tel constat sans remettre encause la politique de prévention du suicide en milieu carcéral menéeaujourd'hui, qui est dans la continuité de la politique initiée en2004", a-t-elle estimé. "On se concentre sur des dispositifs visant àempêcher matériellement la personne de mettre fin à ses jours (pyjamasen papier, chambres sécurisées etc), et aussi à prévoir lescomportements dits à risques, grâce à des grilles, des logiciels desuivi comportementaux", a-t-elle ajouté.

Mais "on ne tire pas toutes les conséquences d'une souffrance telle quequelqu'un envisagerait de mettre fin à ses jours", a-t-elle regretté."

Lire la suite sur leFigaro.fr

Publié dans Revue de presse

Paris, le 18 août 2009


Mme Michèle Alliot-Marie vient de rendre public le rapport attribué au Dr Albrand, qui en récuse pourtant la paternité, et a annoncé la mise en oeuvre de certaines des recommandations qu'il comporte. Associant formation des personnels, détection des détenus à risques, expérimentation de détenus « accompagnants » et gestion de « l’après-suicide », les mesuresphare consistent en la généralisation des « kits de protection » (couvertures indéchirables, pyjamas et serviettes « à usage unique ») et la mise en place de « cellules de protection d’urgence ». Ce plan d'action a en réalité été initié le 1er juillet dernier, en application d'une circulaire de Mme Dati du 15 juin.

Publié dans Communiqués 2009
jeudi, 02 avril 2009 12:49

Suicides en prison : l'état d'urgence

Paris, le 2 avril 2009

 

Selon les données recueillies par l'OIP, 38 suicides ont été dénombrés depuis le 1er janvier 2009 dans les prisons françaises. Sur la base d’une équirépartition, ce chiffre correspondrait à un nombre annuel d’environ 151 suicides en 2009, qui signifierait une hausse de 31 % par rapport à l’année 2008. Pour rappel, l’année 2008 s’était terminée avec une augmentation de 20 % des suicides (115) par rapport à l’année 2007 (96), le taux de suicidité passant d’une année sur l’autre de 15,2 suicides à 17,2 pour 10 000 détenus. Parmi les 38 suicides recensés, 8 sont survenus au quartier disciplinaire, soit une proportion de 21 %. Pour rappel, au terme de l’année 2008, 13 des 15 suicides dénombrés avaient eu lieu en cellule disciplinaire, soit une proportion de 11%.

 

Publié dans Communiqués 2009

Paris, le 15 avril 2008 


Maintenu au quartier disciplinaire en dépit de troubles psychiatriques importants, P.A, un jeune polonais de 23 ans, s'est pendu dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 mars à la maison d'arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine). 

Publié dans Communiqués 2008

Paris, le 5 juin 2008

 

Maintenu au quartier disciplinaire en dépit de plusieurs actes auto-agressifs, J.L., âgé de 28 ans, s'est pendu le 23 mai 2008 au centre pénitentiaire de Maubeuge (Nord). Il est décédé à l'hôpital le 31 mai 2008.  

Publié dans Communiqués 2008

Paris, le 20 novembre 2008

 

Placé au quartier disciplinaire puis à l'isolement, alors qu'il souffrait d'une pathologie psychiatrique lourde et avait déjà tenté de se suicider, un jeune homme s'est pendu le 5 novembre à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré (Charente- Maritime). Il est décédé le 7 novembre 2008 au Centre hospitalier de la Rochelle. 

Publié dans Communiqués 2008

Les conditions de détention en France - Chapitre Suicides OIP/La découverte, 2005, 288p.


Malgré un léger infléchissement du nombre de suicides en 2004, les prisons françaises demeurent profondément mortifères. Un important rapport paru en décembre 2003 a réactualisé des constats établis depuis 10 ans, mais ses préconisations sont dans l’ensemble restées sans suite. Les pouvoirs publics se refusent toujours à admettre tout lien entre conditions de détention et taux de suicide. La pression émergente du Conseil d’Etat et des tribunaux semble initier une mise en cause plus forte de la responsabilité de l’administration pénitentiaire.

 

 

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