les dommages médicaux et familiaux d'une détention provisoire
Placée en détention provisoire depuis près d'un an et demi, une femme, gravement malade, s'est vue refuser pour la troisième fois en février 2008 une remise en liberté pour raison médicale. Depuis son incarcération, elle a également vu ses deux filles âgées de 11 et 16 ans, être placées dans une famille d'accueil et ses droits sociaux et son logement être supprimés.
un homme souffrant de débilité mentale profonde incarcéré depuis plus d'un an
D.P.
est âgé de 55 ans, mais a un « niveau
intellectuel se situant au niveau d'une débilité
mentale caractérisée ».
Nouveau-né, il a subi une hémorragie cérébrale.
Depuis, il « présente
une débilité profonde »
et « de
nombreuses séquelles physiques »,
a expliqué un expert psychiatre en avril 2003. « Son
quotient intellectuel est voisin de 30 »
et « il
a besoin de tutelle et de surveillance »
de
manière à être « protégé
de façon continue ».
Pourtant, D.P. est en détention provisoire à la maison
d'arrêt de Marseille (Bouches-du-Rhône) depuis le 17 juin
2006.
On ne peut pas impunément faire perdre leur temps aux services de secours et ses deniers à l’État. Un jeune homme de 20 ans l’a appris à ses dépens. Pour avoir faussement prétendu être victime d'un grave accident de la route et mobilisé pour sa recherche d'importants moyens, il a été poursuivi dans le cadre d’une comparution immédiate, puis condamné à douze mois de prison dont trois mois ferme, le 22 mai 2007, par le tribunal correctionnel de Saint-Omer (Pas-de-Calais).
Le 9 mai 2007, un étudiant en première année de BTS, âgé de 20 ans, a été condamné par le Tribunal correctionnel de Toulouse (Haute-Garonne) à un mois de prison ferme. Il avait jeté une canette, tombée à côté des policiers, lors des incidents survenus dans la ville après l'élection de Nicolas Sarkozy. Le même jour, dans la même ville, un jeune homme de 29 ans, étudiant en maîtrise des sciences de l'éducation, a été condamné à la même peine. Et toujours pour avoir jeté une bouteille en direction des forces de l'ordre.
Début février, une jeune femme de 27 ans est condamnée à un
mois de prison ferme par le tribunal de grande instance de Dijon (Côte d'Or)
pour avoir tenté de dérober pour 52,60 € de nourriture dans un supermarché. La
direction du magasin n'a pourtant pas porté plainte, les marchandises étant
restées à la caisse lorsque cette mère de trois enfants a été interpellée par
un vigile. À l'avocate de permanence, cette femme affirme qu'elle destinait
cette nourriture à ses enfants.