Remise en cause du secret médical : l'OIP saisit le comité d'éthique
Le 6 janvier dernier l'Association des
secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire (ASPMP),
l'Association des professionnels de santé exerçant en
prison (APSEP) et la section française de l'OIP, ont demandé
au Comité consultatif national d'éthique
d'intervenir publiquement "pour rappeler [au
gouvernement] les impératifs éthiques qui
doivent s'imposer dans l'exercice de la médecine en prison".
Considérant que certaines
dispositions du projet de loi relatif à la rétention de
sûreté, examiné par l'Assemblée nationale
à partir du 8 janvier, mais aussi les propositions du Comité
d'orientation restreint (COR), remettent en cause les principes
consacrés par la loi de 1994 à l'égard des
malades incarcérés, et en particulier le respect du
secret médical, nos trois organisations sollicitent le Comité
d'éthique afin que soient
rappelées les règles déontologiques
fondamentales qui doivent encadrer l'intervention des médecins
en milieu pénitentiaire.